Neukölln Unlimited, film-documentaire

Neukölln Unlimited – Agostino Imondi, Dietmar Ratsch avec Hassan, Lial et Maradona Akkouch

Film-documentaire sur une famille libanaise qui tente de s’en sortir dans la banlieue berlinoise, dans le quartier de Neukölln, avec leur passion pour la musique et le hip-hop comme soutien moral et financier.

 Neukölln, quartier berlinois cosmopolite.

La famille de Hassan, Lial et Maradona y vit depuis qu’elle a quitté le Liban, il y a 15 ans. Toujours menacée d’expulsion par les autorités, elle doit prouver qu’elle peut subvenir à ses propres besoins. Alors que les aînés, Hassan et Lial, tentent de gagner assez d’argent grâce à leur talent de danseur et chanteur hip-hop, Maradona accumule les suspensions à l’école et risque bien de tout faire échouer…

Loin des clichés habituels des immigrés des quartiers difficiles, le film suit le quotidien d’une famille libanaise qui avec pugnacité parcourt les méandres de l’administration allemande pour avoir le droit de rester dans son pays d’adoption. Source

Je suis allée voir ce film pour plusieurs raisons, la première étant que ma prof d’histoire culturelle nous a menacé des pires choses si on allait pas voir au moins un des films du Festival Augenblick  et les autres (plus importantes) étaient que Neukölln Unlimited parle de la vie de tous les jours et des efforts qu’on sait parfois faire pour battre le destin et s’en sortir, qu’il parle de musique et de danse, qu’il est en allemand, il a de bonnes critiques, et il était à 4,5 euros un dimanche à 20h après le boulot.

(Festival Augenblick : festival du film en langue allemande en Alsace, avec des films d’allemands en allemand, ou d’allemands exilés ailleurs (USA) passés en allemand ou en anglais sous-titré)

Critique du film: Je n’ai pas vraiment de critique négative à faire concernant ce film, si ce n’est que parfois les jeux d’acteurs ne sont pas très naturel… Et je n’en ai compris la raison qu’après le film: les acteurs ne sont pas des acteurs mais réellement une famille de la vie réelle, et l’histoire qu’on raconte est réellement la leur. Passer des mois devant la caméra n’a pas dû être très facile, et franchement chapeau pour tous les moments où les “acteurs” ont été plus que naturels.

Dans les critiques positives… Tout le reste.

J’avais peur de me retrouver dans les clichés habituels qu’on a, en France comme en Allemagne, au sujet des cités: racailles qui ne veulent qu’agresser les gens, surtout quand on m’a décrit Maradona comme un garçon contre l’école, qui “gâche” tous les efforts de son frère et sa soeur… La photo présentée (ci dessus) pour l’affiche du film n’engage pas forcément à plus d’indulgence envers le film, et je m’attendais vraiment à un peu de racisme ou de pitié… Mais pas du tout.

On se retrouve plongé dans le quotidien d’une famille d’origine libanaise, et comme le dit Hassan, protagoniste principal, les “autres” ne peuvent pas se douter de ce qu’il vit car même si pour lui c’est une vie normale, il a compris que pour les autres ça sort de l’ordinaire. (D’ailleurs, Hassan Akkouch est actuellement en train de rédiger un roman, roman autobiographique?) Le film n’est pas fait pour inspirer la pitié mais on s’identifie rapidement aux protagonistes et on se laisse emporter dans l’histoire… et dans les méandres de la politique/administration allemande.

La musique est bonne – et jouée réellement par Hassan, Lial et Maradona!- les performances dansées sont impressionnantes, et la morale de l’histoire est prenante: il ne faut pas abandonner, et il faut se battre pour son but… En plus de la morale sociale: pourquoi nos politiques n’aiment pas les familles allemandes/françaises sous prétexte qu’ils sont parfois “étrangers” et expulsent des gens n’ayant jamais appris la langue/la culture des pays dans lesquels on les “renvoie” alors que leur pays et leur foyer sont en Allemagne/France/”sélectionnez le pays que vous souhaitez”?

Ce film fait donc réfléchir sans s’apitoyer, et même si je sais que pour la famille Akkouch tout n’est pas réglé, cela donne un peu d’espoir de faire bouger les choses.

Ce film a reçu plusieurs prix :

Ours de cristal, section Generation 14+
60ème Festival International du Film de Berlin 2011
Bester Dokumentarfilm
Chicago International Children’s Film
Festival 2010
Une dédicace spéciale pour le mec qui, pendant les questions à Hassan Akkouch et Dietmar Ratsch a demandé pourquoi ils descendaient ainsi les politiques qui sont là “pour vous aider”, “pour préserver l’intégrité culturelle de nos pays”, à qui Hassan Akkouch a réussi à répondre avec humour et sans s’énerver: ce film est fait pour ouvrir les yeux aux gens qui pensent comme toi, et on espère que la plupart seront moins bouchés.
Conclusion: si vous pouvez voir ce film…

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Gaypride – raison d’être

Définition et but:  La Gaypride, ou Marche des Fiertés, ou encore Marche des visibilités, est une manifestation qui se tient en juin généralement, pour prôner la liberté et l’égalité pour tous, quelle que soit son orientation sexuelle. Elle a lieu pour prouver que pour vivre heureux il ne faut pas vivre caché mais revendiquer sa liberté au niveau sexualité et faire avancer les esprits.  La Marche est ouverte aux gays, aux lesbiennes, aux bissexuels, aux transsexuels (LGBT) mais aussi aux hétérosexuels “friendly” et revendiquant la liberté sexuelle, l’égalité des droits entre les hétérosexuels et les autres communautés.

Symbole: le Rainbow Flag: symbole de paix, harmonie, et surtout diversité, a été créé par un artiste graphiste et militant ( Gilbert Baker) en 1978. Il semble que ce soit en mémoire d’ Over the rainbow , une chanson du Magicien D’Oz chantée par par l’actrice Judy Garland,  icône gay enterrée avant les émeutes de Stonewall. On pense aussi que la diversité des couleurs, outre l’explication officielle, symbolise la diversité sexuelle dans le monde ( lesbiennes, gays, bi, trans, hijras indiennes,  femminielli, muxhe, etc). La signification officielle:

Rouge: la vie

Orange: la santé/guérison

Jaune: le soleil

Vert: la nature

Bleu: Harmonie

Violet: esprit de communauté.

(turquoise (disparu): l’art; et rose (disparu): le sexe)

Historique : La Gaypride a été créée en mémoire d’une manifestation en 1969: la police était descendue dans un bar gay (Stonewall Inn) à New York et un groupe gays et lesbiennes avaient résistés. Un an plus tard avait lieu la première Marche: à l’instigation de Brenda Howard ( “Mère de la Fierté”) s’organisa la “Christopher Street Liberation Day March” ( 1970 ). Après ces premières marches à New York, Los Angeles, etc, le mouvement s’est étendu à d’autres pays, notamment en Europe, mais aussi dans d’autres pays dans le monde entier ( par exemple à Taiwan, Israel, Russie, Corée du Sud, Turquie, Thailande, et Afrique du Sud) malgré des difficultés dans certains pays  (où la pénalisation de l’homosexualité est toujours en vigueur, ou où les tabous sont fortement inscrits dans la société).

En France, la première marche a lieu en 1971… quand des associations s’invitent à des défilés des syndicats du 1er mai. Ils sont rejetés, et la première marche réellement faite pour elle-même en 1981 … avec le soutien de Mitterrand qui promet la dépénalisation de l’homosexualité (et fait passer la loi l’année suivante!).  Les années 80 sont peu frénétiques mais le “renouveau” vient dans les années 90 et l’élan se poursuit, avec de plus en plus d’affluence et de revendications pour continuer les progrès déjà obtenus et la lutte contre l’homophobie. Le nom “Marche des fiertés” n’est pas une traduction de Gaypride, mais une revendication française englobant tout le monde: gays, lesbiennes, bi, trans, travesti, friendly, parents, associations, etc – depuis 2001 cela a remplacé le nom “Gaypride” pour cause de Royalties à payer à une organisation américaine, à la base organisatrice des marches.

Déviances (en France en tout cas) : J’ai remarqué plusieurs choses qui m’ont assez choquée lors des dernières gayprides, et j’ai eu les mêmes échos chez des amis dans d’autres villes. Tout d’abord la présence grandissante … des organisations politiques. Dans un sens, c’est normal, puisque certains partis se battent pour des avancées politiques pour les LGBT : droit à l’adoption, droit au mariage, etc. Mais ce qui est assez étrange, c’est de voir que la plupart de ces militants là, outre le fait qu’ils soient souvent hétéros et peu “friendly”, ne cherchent qu’à recruter pour leur parti ( distribution de tracts, tentatives orales, etc ) et pas vraiment à saisir l’esprit de la Marche. J’estime que c’est une marche universelle qu’on n’a pas à tenter d’enfermer dans des shémas politiques. Ensuite la présence augmentée de jeunes (souvent mineurs: lycées, voir plus jeunes) qui viennent uniquement pour l’ambiance festive… et boire de l’alcool. Ils finissent par se bécoter, complètement saoûls, à vomir partout, hurler des insanités. Cela donne une mauvaise image de la Marche et des LBGT – une “spectatrice” a même dit que “vous êtes tous comme ça, vous étonnez pas qu’on veuille pas de vous ici”! Ensuite, cela devient un carnaval où des gens en cuir, fesses à l’air, ou des “grandes folles” exagérées, rajoutent un air “anormal”, “festivalier”, “exagéré”, “peu crédible”, “repoussant” (ce sont des citations de spectateurs de la Gaypride de Strasbourg ) à une Marche des Fiertés qui n’a pas pour but d’être une foire mais une marche pour la visibilité pas le show!

Avis personnel : Je pense que la Gaypride a un rôle majeur dans la visibilité des minorités sexuelles et qu’elle doit continuer à avoir lieu pour ouvrir un peu les esprits, mais qu’il faudrait tenter d’éviter les “déviances” qui “salissent” l’image qu’on aimerait présenter (c’est la marche des fiertés pas la marche des clowns) – et qu’il faut garder une bonne ambiance. Mais les actions principales se font le reste de l’année grâce aux associations (Le Refuge, par exemple) et la Gaypride sert aussi à rappeler que des gens oeuvrent pour l’égalité tout au long de l’année.

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Réaménagement d’intérieur : ménage de printemps

Ca me prend assez souvent quand le printemps arrive, que j’ai regardé une émission de déco, ou que je me décide à faire le ménage. Pour me motiver et partager mon (inutile) expérience, voici mon mode d’emploi en photo. Avec des motivations écolo anti-gaspille.

Prendre une photo AVANT si possible.

Première phase: le tri

Évidemment le gène du « je n’arrive pas à jeter » est très présent dans la famille, et il ressort particulièrement chez moi en période de ménage. « C’est encore mettable. Et si je perds du poids? Je risque d’en reprendre… Et si j’en ai besoin? » sont les angoisses qui prennent au moment de jeter ou mettre dans le sac « à donner ». Allez, prenons notre courage à trois mains (au moins!) et on s’y met.

Première étape: la penderie

T shirt tâché (indélébile sinon c’est pas marrant): poubelle ou chiffon. Pantalon à peluche: poubelle. T shirt déformé : poubelle. (Enfin la poubelle c’est si vous n’avez pas de Ressourcerie dans le coin,et à jeter dans le recyclable tout de même!) Le super manteau démodé mais chaud: Emmaüs, ou autre…

Au fur et à mesure, la penderie ressort ses mystérieux accessoires… Et ne désemplit toujours pas. Il faut aller jusqu’au tri des culottes et chaussettes (incroyable le nombre d’orphelines) pour se retourner, voir le sac plein … la penderie aussi … et se dire qu’on a du boulot!

Deuxième étape: la sous penderie

Une fois les vêtements enfin mis de côté (si, si, la penderie se sent moins lourde: elle ne plie plus), passons aux chaussures. Oui, vous n’avez peut être qu’une paire de sandales, une de baskets, une de bottes et une de sortie… Mais y a toutes celles qu’on n’a pas réussi à jeter. Plus de talons, à la poubelle. Trop grande (ben oui, on peut perdre des tailles de chaussures!) : à donner, ça rejoint les vêtements. La paire de bottes en lamelle: poubelle. Les escarpins qui torturent les pieds et qu’on ne peut pas porter plus d’une heure: à donner pour les folles qui arrivent à tenir dedans.

Troisième étape: le bureau

Le bureau est un univers à part où le papier inutile est roi. Trier: factures/ papiers officiels : dans une pochette, rangés avec les trucs importants. Pubs, post-its, brouillons, cours raturés (et recopiés) : poubelle (recyclables!!). Viennent les stylos et autres machins utiles: on ne garde pas des bics mâchonnés à moitié desséchés, si? (Moi si: poubelle!!)

Les livres qui trainent: à ranger sur une étagère, de préférence sur plusieurs rangées pour ne pas prendre trop de place. Pendant les vacances, les livres de cours vont s’y blottir aussi: débarrassons le bureau!

Une fois tout cela un peu plus propre, passons au tri des placards et étagères.

Quatrième étape: le reste du salon

Délimiter les actions de chaque étagère: livres, dvd, magazines pour l’une, avec un plateau pour chaque catégorie. En passant, chercher les livres qui ne seront pas relus et … Hop, pour Emmaus (ou d’autres associations). Pour les babioles: trouver celles qui n’ont pas de valeurs sentimentales (ou qu’une amie ne va pas chercher d’office en rentrant chez vous, et hurler, vexée, parce qu’elle vous l’avait offert). Si vous en avez…. Votre sac Emmaüs se remplit bien.

Coin télé: sous la table télé, vous pouvez ranger des caisses, en faire une étagère? Gain de place.

Les boîtes d’objets, qu’on garde pour la garantie… Selon la date de la garantie: 1) poubelle 2) utilisation en tant que table/étagère/rangement 3) réutilisation en utile (décoration, cale de machine à laver/étagère, etc) 4) utilisation pour mettre les trucs que vous donnez car votre sac est plein!

Passons donc à la cuisine.

Videz vos placards! Tupperware fondu sur la plaque électrique: poubelle! Tupp’ percé pendant la vaisselle ou autre part: poubelle. Ensuite, il faut juste maîtriser l’art de l’empilage et jeter l’horrible tasse McDo ultra dure à nettoyer que personne n’utilisera jamais (ou l’offrir au voisin: pas donner à Emmaus, ils ne récupèrent pas de trucs aussi sadiques).

Virer les essuies-mains déchirés ou tâchés, et soit les mettre à la poubelle, soit dans la case chiffon.

Qui est dans la salle de bain.

L’antre du diable, la plus dure à atteindre dans la période tri. Pour les filles: le maquillage. Plus d’un an? A jeter, car inutilisable: les produits de beauté durent un an environ, avant de créer des réactions chimiques potentiellement dangereuses chez certaines crèmes, démaquillants, etc, ou les rendant inutilisables (mascara, poudres), et tant pis pour le prix qu’on y avait laissé.

Trier gants et serviettes aussi, vérifier les shampoings, l’armoire à pharmacie (on rapporte les médicaments à sa pharmacie). L’étape bijou: ceux qui ont une valeur sentimentale, les autres… Les autres: à donner (sauf si c’est vraiment trop moche).

Jeter un coup d’oeil aux produits ménagers… Date de péremption, usage, trous, serpillères ‘mortes’…

Voilà donc l’étape tri franchie plus ou moins rapidement et bravement.

Astuce: regarder l’objet… et jeter franco pour ne pas se laisser attendrir.

Deuxième phase: le rangement

Une fois le tri effectué, grande surprise: l’appartement est sens dessus dessous, la poussière flotte, du sable et des trucs étranges sur le sol… Et pourtant ce n’est pas le moment de passer l’aspirateur car le rangement intervient pour rajouter encore des saletés.

Première étape: le bureau

Cette fois-ci commençons par là car c’est de loin le plus dur.

Pour un gain de place, si vous êtes un(e) « entasseur/se » comme moi, il faut absolument trouver un moyen d’entasser tout au même endroit, et de préférence pas sur le clavier de l’ordinateur comme d’habitude. La solution? Une corbeille à courrier. (A vider de temps en temps quand même, quand elle déborde); un pot à crayon (ou une petite boite où jeter négligemment stylos, gommes, vernis à ongles, lime à ongle, paquet mouchoir, post-its…) pour éviter qu’ils ne s’étendent…

(En passant, pousser toute la poussière par terre, et passer un coup d’éponge sur le bureau).

Deuxième étape: le coin chambre

Maintenant que votre penderie est triée… Plier/ repasser/ accrocher tout. Pour gagner de la place: sous-vêtements dans une boite sous le lit, ainsi que les pulls dans une autre boîte ou au fond du placard ; piles par utilisation dans la penderie ou sur l’étagère, et n’étendre que ce qui est indispensable, de préférence sur un mini-portique. Possibilité d’utiliser la boite à pulls comme table de nuit!

Troisième étape: le salon

Chaque étagère a sa spécificité: livres, dvd, magazines, cours, babioles. Pour gagner de la place: ranger les livres sur deux rangées, empiler les dvd dans une boite, et utiliser le dessus des étagères pour la déco.

Sous le meuble télé, il y a possibilité de faire une cache à objet pour des boites ou des coffres pour ranger les dvd ou des livres.

Quatrième étape: cuisine, salle de bain…

Dans la cuisine: ranger les ustensiles selon l’usage fréquent, et les empiler les uns dans les autres pour gagner de la place. Ne pas rechigner sur l’empilage!

Dans la salle de bain: serviettes, gants, d’un côté, shampoings de l’autre, médicaments à part….Une fois encore l’empilage vous servira! Eviter d’encombrer le lavabo…

Les boites prouvent encore leur efficacité: tout au même endroit, bien consigné, ça prend moins de place.

Et voilà le rangement fait. De case en case, de boîte en boîte, on finit par y arriver.

Phase 3: ménage

Se débrouiller pour supporter et arriver à la phase 4.

Phase 4: la déco

Elle doit être utile et sympa:

  • les boîtes: privilégier des boîtes claires, en matériaux agréables ( bois, tressé, décoré ) sans pub, qui s’harmonisent avec l’environnement et entre elles
  • cacher la penderie ou les étagères à vêtements avec des tissus clairs ou aux couleurs vives pour ne pas voir de piles
  • rendre les chaises confortables par des coussins de couleur
  • utiliser les étagères pour les photos et posters (ça n’abîmera pas le mur et décorera)

Bon, et tout ça se finit sur la photo APRES. Comparer, donnez vos sacs, jetez le reste, et savourez. Avant le prochain rangement! (L’ordinateur et ses milliers de fichiers par exemple).

(et Merci de m’avoir motivée à faire le mien même si j’ai oublié les photos. Bilan: un gros sac de linge, deux paires de chaussures à talon, des peluches, quelques livres, deux sacs, une penderie … Bravo moi :D )

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Trois recettes rapides et délicieuses

Mon petit dada en ce moment: prendre le temps de cuisiner.

D’abord inspirée par le slow-food ( une “philosophie” intéressante qui va du principe anti-fast-food et une nouvelle agriculture/économie: définition ou site français) mais aussi par ma flemme phénoménale, j’ai cherché des recettes faciles, agréables, bonnes, à faire sans me prendre la tête et pour me permettre d’apprécier et prendre le temps de manger.

Pour être un peu poétique, et beaucoup gourmande… La cuisine passe par plusieurs étapes:

- les courses: plutôt prendre du bio pour les légumes pour éviter l’arrière goût pesticide si on utilise la peau dans la cuisine. Pour le reste, prendre des aliments que vous aimez, et faire vos courses en vous réjouissant à l’avance de ce que vous allez manger, ça passera plus vite ^^

- la préparation pré-cuisine: préparer vos instants cuisine avec de la musique, un endroit propre, les aliments à portée de main, ainsi que les outils, un essuie-main et un verre de jus/vin/sirop/etc pour se motiver

- la cuisine : tout couper en morceau, ou éplucher, ou mélanger, et surtout gouter, c’est avant goût du repas :)

- la dégustation: avec un morceau de pain pour les plats en sauce avant l’heure du repas, puis avec fierté à table

Maintenant que les étapes sont bien placées, voici les recettes

 La soupe de courge ou carottes maison

Pour plusieurs fois une personne ou une fois 4 personnes

Ingrédients: 1 kilo de carottes ou un grs morceau de courge vendu au rayon légume- une brique de 25 cl de crème ( soit 3% pour les light soit de la vraie crême liquide soit du lait si pas de crème à proximité) – sel, poivre, piment, thym

Faire cuire les carottes / la courge une vingtaine de minute à l’eau bouillante ( jusqu’à ce qu’on enfonce une fourchette dedans sans forcer) avec du sel dans l’eau. Une fois cuit, mettre les carottes / la courge dans le mixeur avec une pincée de thym, du sel, du poivre ( de préférence du poivre à plusieurs saveur pour parfumer), une pincée de piment en poudre (ou plusieurs si on aime très relevé), une pincée de thym, et un peu de Maggy si on veut. Mixer quelques secondes pour avoir la consistance purée (ou alors vous aurez une soupe xD).

Temps estimé de préparation: 30 minutes environ - et on peut faire autre chose pendant la cuisson!

Le saumon en papillotte

Pour une à deux personnes

Ingrédients:  Un pavé de saumon par personne ou un gros filet pour deux – du Maggy – de la sauce soja – de l’aneth – du thym – de l’échalote – sel , poivre – papier d’aluminium

Préchauffer le four. Sur la plaque du four, étaler une feuille d’aluminium sur laquelle on pose le poisson. Saupoudrez d’aneth, d’un peu de thym, de morceau d’échalote, saler, poivrer. Arroser de maggy et d’un peu de sauce soja. Refermer l’aluminium autour du poisson et mettre au four une vingtaine de minute à 200 degrés environ. Le poisson doit être devenu plus ou moins blanc, et fondant. Prendre du saumon sans arrête de préférence.

Temps estimé de préparation: 30 minutes environ – et on peut faire autre chose pendant la cuisson!

Le cari poulet “zoreil”

Pour trois à quatre repas une personne ou une fois 4 personnes

Ingrédients: Du poulet (soit un pack d’une douzaine de cuisses, soit environ un kilos de morceaux) – quatre grosses tomates – deux ou trois gousses d’ail – trois ou quatre petits oignons sauciers ou un à deux gros oignons – du curcuma – piment- sel, poivre – huile

Dans une poele à haut rebords ou une casserole, faire dorer la viande dans un peu d’huile. Rajouter les oignons, et attendre qu’ils soient bien cuits et la viande bien dorée pour saupoudrer de curcuma. Saler, poivrer, rajouter les gousses d’ail, le piment, puis les tomates coupées en morceaux (demi rondelles, idéalement). Faire cuire en remuant de temps en temps pour éviter que ça attache.  Si ça attache malgré tout, rajouter un peu d’eau. Si au contraire, il y a trop d’eau et que la sauce est trop liquide, ne pas hésiter à enlever. Faire cuire jusqu’à ce que la sauce tomate soit presque en purée, et le poulet totalement imbibé. Gouter de temps en temps, et saler si besoin.

Servir avec du riz.

Temps estimé de préparation: 30 minutes de préparation, peut aller jusqu’à 2h de cuisson selon les quantités et la cuisinière.

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Racisme : ils ne s’en rendent pas compte?!

Irena SendlerRécemment décédée à 98 ans, elle s’appelait IRENA (12 mai 2008)Elle demanda pendant la 2ème guerre mondiale à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie, comme plombier, serrurier.Elle avait une motivation bien particulière. Elle connaissait les plans d’extermination des nazis envers les juifs, elle était allemande.Irena a  caché des enfants dans le fond de sa boite à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule ainsi qu’un grand sac (pour les enfants plus grands)Elle avait aussi un chien à l’arrière qu’elle a entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlait à l’entrée et à la sortie du ghetto.Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrit en fait le bruit que pouvait faire les enfants.Elle sauva 2500 enfants en les cachant ainsi; Elle fut arrêtée et les nazis lui brisèrent les jambes, les bras et la torturèrent très  sévèrement. Irena garda tous les noms des enfants qu’elle avait fait partir du Ghetto et les garda dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre au fond de son jardin derrière sa maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles. Mais la plupart avaient été gazés . Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d’accueil ou ont été adoptés.L’année dernière elle a été proposée pour le prix Nobel de la Paix, mais n’a pas été retenue.C’est AlGore qui fut primé, pour son film sur le réchauffement de la planète.En sa mémoire 63 ans plus tardJe participe aussi, très modestement en faisant suivre ce message. Jespère que vous ferez de même.Cela fait maintenant plus de 60 ans que la seconde guerre mondiale est finie!Cet Email a été créé pour faire une chaine en mémoire des 20 millions de Russes, des 10 millions de chrétiens et autres, des  6 millions de juifs et des 1900 prêtres catholiques qui ont été massacrés, assassinés, brûlés et humiliés.Maintenant, plus que jamais, avec l’Islam, Ben Laden, l’Irak, l’Iran et la Lybie. Il faut être sûr que le monde n’oubliera JAMAIS, parce qu’il y aura toujours d’autres qui voudront recommencer !Nous espérons que cet EMAIL sera lu par plus de 40 millions de personnes dans le monde entier! Rejoignez-nous pour le transmettre autour du monde en le faisant suivre à tous ceux que vous connaissezNe le détruisez pas! cela vous prendra une minute pour le faire suivre

Voilà ce que j’ai reçu ce matin.

Je ne sais pas si cette femme a existé, et si c’est le cas, je ne dis pas qu’elle n’a rien fait, ni qu’elle n’est pas une des héroïnes qu’on devrait célébrer par un Noble. Non, moi ce qui m’a choqué c’est que cette “chaîne” me vient d’une fille que je ne pensais pas raciste … et qu’elle contient un appel au racisme que j’ai trouvé choquant.

Associer “islam” à “nazi”, “torture”, “massacres”, “humiliation”… ; stigmatiser les lybiens, les iraniens, les iraquiens, tous les gens du Moyen-orient qui sont quand même actuellement en train de se battre pour être libres; donner une image atroce des musulmans… voilà qui est digne des médias américains ou de l’extrême-droite, pas d’une fille “ordinaire” qui se revendique non-raciste!

J’en ai assez des incitations à la violence, à l’anti-islam, et de ces petites phrases qu’on entend tous les jours, prononcés/écrits par des “non racistes” qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez! J’aimerai bien qu’on ouvre les yeux avant de transmettre ce genre de chaîne - si seulement le début seulement était transmis ce serait un grand progrès!

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La fin du collège unique?

Le collègue unique : Un idéal français

Le collège unique a été mis en place en 1975. Son but est d’accueillir dans un même type d’établissement tous les élèves de la 6e à la 3e et de leur offrir un enseignement identique afin d’élargir et de démocratiser l’accès à l’éducation.
Cependant, la difficile gestion de l’hétérogénéité des élèves, le bilan contrasté de la démocratisation, l’insuffisante définition des objectifs du collège unique alimentent le débat. (source)

En effet, comment concilier, des profils d’élèves différents dans une même éducation? Les enfants qui ne sont pas adaptés au système scolaire proposés et qui ont envie de voir autre chose, sont obligés de se fondre dans le moule… Ou sont en échec scolaire et s’auto-déterminent comme “nuls” sous le regard peu compatissant de beaucoup de professeurs.

En même temps, ne pas donner la même éducation à tous et décider plus jeune de l’orientation scolaire, n’est-ce pas effectivement aussi obliger les élèves à se faire à un cadre qui ne leur convient pas forcément, et dont ils ne pourront plus changer?

En Europe: d’autres systèmes

Systèmes germaniques ( systèmes orientés )

Chez nos voisins allemands, l’orientation s’effectue très vite: après l’école élémentaire (Grunschule), les élèves ont le choix entre un collège général ( Hauptschule ) ou plus professionnel ( Realschule ) jusqu’à 14 ans avant de tenter des diplômes ou des écoles, des apprentissages voire plus tard l’université. Le choix peut aussi se porter sur le Gymnasium (collège – lycée général) où ils passeront deux diplôme (le certificat puis l’Abitur qui est l’équivalent de notre bac général) avant d’intégrer les universités.

  • Hauptschule (Fin de scolarité vers 14-45 ans, niveau 3e Française) – Il se termine par le Hauptschulabschluss. Les Hauptschules sont pour les élèves qui ont un niveau académique moins fort. Ceux qui en sortent font un apprentissage ( Lehre) principalement sur des travaux manuels souvent accompagnés avec des études à mi-temps enBerufsschule.
  • Realschule (Fin de scolarité vers14-15 ans, niveau 3e Française) – Il se termine avec le Realschulabschuss. Les Realschules sont pour les élèves qui feront un apprentissage en commerce ou pour des études similaires à celles d’infirmière. L’accent est plus sur les mathématiques et les langues que sur des aspects manuels.
  • Gymnasium (Fin de scolarité vers 19 ans, niveau Terminale française) – Prépare les étudiants aux études supérieures et se termine avec l’ Abitur (un pré requis pour rentrer à l’université) C’est la filière la plus demandée, avec beaucoup de devoirs, les heures effectuées tournent entre 32 et 40 heures par semaine. (source )

Leur système semble bien marcher malgré les critiques françaises sur la démocratisation de l’éducation, et des propositions de réformes de certains partis. A noter que programmes et examens dépendent du Land et non de l’Etat Fédéral. Les disparités peuvent jouer dans l’obtention d’un travail, dans la réussite, et selon la classe sociale apparemment ( une critique commune à la France et l’Allemagne: les populations issues de l’immigration semblent avoir moins accès aux “bonnes” formations à cause des lacunes dans la langue du pays).

Europe du nord

La Finlande est apparemment le modèle parfait de l’éducation qui fonctionne. Certain le comparent à un “paradis éducatif” où l’enfant, l’élève est une “personne à part entière” dont on s’occupe personnellement. Etant française, je trouve ça magique car bien qu’idéal, j’ai du mal à comprendre comment un professeur peut s’occuper individuellement de chacun des élèves qu’il suit.

Il y a l’autodiscipline inculquée aux enfants très jeunes qui peut jouer ( et le téléphone portable dès 6 ans qui permet de garder une trace?). Le système d’éducation parental semble assez “relax” mais fonctionner (je suis contre la politique de l’enfant roi, je veux la recette xD) , de plus la politesse scandinave est différente d’en France ( par exemple, pas de vouvoiement en danois à part pour les très vieux ou les nobles ; pas besoin de l’autorisation de sortir de table pour les enfants, etc. ). Un cursus sur mesure avec choix des cours, coopération entre établissement, profil scolaire, etc sans hiérarchie ( professeur appelé par son prénom, tutoyé donc, etc ) mais un respect l’un de l’autre… Pas de redoublement, que des encouragements,  et les premières critiques dans la vie peuvent être dures à supporter du coup (ah, un point noir!). Plein de trucs gratuits et agréables (transports, cantine gratuits, livres prêtés par l’école, écoles bien amménagées… Le ministère de l’éducation est riche là-bas <3) . Peu d’immigration contribue-t-elle à une idéologie “unifiée” aussi? peut-être?

(source)

De nombreux modèles à prendre en compte et… Une alternative proposée en France par le gouvernement?

- création de classes “sas” pour s’orienter du collège “général” à des formations professionnalisantes

- changement du “rythme scolaire” : exemple de l’Allemagne qui enseigne la théorie le matin, la pratique / sport / musique l’après-midi (exemple “exagéré”) ?

-revoir les programmes et le nombre d’enseignements et d’équipes pédagogiques…

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai plus peur qu’autre chose devant les projets vagues et inquiétants qui sont présentés à demi-mots.

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Classé dans Politique, Société

Théâtre: Bintou

Bintou de Koffi Kwahulé

Metteur en scène : Laëtitia Guédon
Auteur : Koffi Kwahulé
Acteur : Annabelle Lengronne (Bintou) , Aliou Cissé (oncle Drissa) , Mata Gabin (tante Rokia) , Olivier Desautel (Kelkhal) , Yohan Pisiou (Blackout) , Dilène Valmar (la mère de Bintou) , Marie-Jeanne Owono (Moussoba) , Alexandre Jazédé (Manu)

A 13 ans, Bintou affiche une haine farouche pour toute forme d’autorité. Fille d’une banlieue violente et métissée, elle rêve d’une carrière de danseuse du ventre et dirige une bande de garçons décidés à tout pour lui plaire. En l’absence de son père qui se terre dans sa chambre depuis qu’il a perdu son emploi, c’est l’oncle qui voudrait lui imposer sa loi… Mais Bintou n’est pas prête à se soumettre. Il faudra donc faire appel au couteau ancestral pour meurtrir les chairs et enchaîner les âmes.

Article ici

(Et ici un résumé plus poussé )

« Je m’appelle Bintou. Mes mecs m’appellent Samiagamal. J’ai treize ans. Je sais que je ne verrai jamais éclore mes dix-huit ans, mais ça me fait rien. »

Bintou c’est l’adolescence meurtrie, qui flirte avec le feu. Le feu de l’amour, le feu du délire, le feu du sexe, le feu du sang, et le feu de la mort. C’est l’adolescence rebelle qui décide de détruire pour reprendre le contrôle sur sa vie. Chef de gang, femme fatale, enfant violée, fille de cité et trahie par les siens, Bintou est chaque jeune femme et son propre drame. Elle est aussi chaque homme qui souffre, chaque homme qui laisse le mal s’emparer de sa vie et le faire souffrir.

Chaque mot prononcé dans la pièce de théâtre trouve des échos en nous. Chaque vie qui lui est assujettie révèle au fur et à mesure sa part de douleur et de violence, son histoire et ses espoirs, ses cauchemars et ses délires. Ils sont tous les produits de la société, de ses contradictions, de ses manques et de ses perversions. Aucun ne sera sauvé, comme dans la vie réelle, car finalement chacun est aussi coupable que victime.

Il y a la famille. Le père, au chômage, qui abandonne sa famille pour s’enfoncer dans sa honte. La mère qui ne contrôle rien, et finit par céder à la tradition et l’abandon. L’oncle, chef de famille qui ne résiste pas à ses pires pulsions pour en accuser le diable et sa nièce. La tante qui veut refermer le carcan des traditions sur celle qui veut s’enfuir. Et la sorcière, la guérisseuse, qui exorcise les démons par la lame de l’excision.

Il y a le gang. Les hommes que Bintou s’est choisi pour famille, le rebelle meurtrier, le délirant camé, le poète perverti, le fou incestueux… Chacun représente une partie de ce que peut être le pire en nous, en ce que la société arrive à faire comme déchet. Et pourtant chacun garde un peu d’âme d’enfant qui demande à être protégé, et c’est l’amour qu’ils cherchent dans les paroles de Bintou.

Car elle a beau se rebeller, attaquer, mordre, salir, casser, elle chante l’amour, la vie, tout ce qu’on lui refuse, ce qui renforce sensiblement l’impuissance que l’on ressent face à ces vies détruites que personne ne cherche à sauver.

Bintou, c’est aussi une pièce de contradiction et d’affrontements.

Famille traditionnelle contre enfant-produit d’une autre société. Obéissance, mariage, silence, respect qui se perdent dans l’inceste, la violence, la fuite et la déclaration d’amour violente.

Gang contre gang. Comment entre-t-on dans un gang? Peut-on en sortir? Pourquoi se fondre dans cette masse dangereuse?

Enfant contre femme. Dans un même corps, un même esprit. Comportement contre comportement. Clairvoyance d’une enfant grandie trop vite, et recherche de limites.

Vie contre mort. Et la mort gagne.

Bintou c’est une histoire de la réalité, de la société, des douleurs et des espoirs. On en ressort touché, au coeur, au ventre.

Magnifique mise en scène, avec un texte poignant, des acteurs qui vivent leur rôle au point d’en pleurer réellement. Bintou c’est un cri qui mérite d’être entendu car nous sommes tous des Bintou potentiels et qu’on en croise tous les jours dans la rue, dans les magasins, dans le tram. Bintou c’est un appel pour qu’on ne ferme pas les yeux et qu’on réfléchisse.

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Classé dans Culture, Du visuel à la scène, Politique, Société

Sushis: qualité maison ou à emporter?

Ah les sushis… Soit détestés ( “beuh du poisson cru” ) soit encensés ( “Miam, j’en reprendrais bien deux ou trois… kilos” ) si on grossit le trait, ces petits délices japonais font parler d’eux, surtout dans les générations étudiantes et dans les grandes villes.

Malheureusement, les sushis ont un coût. Et un coût certain. Alors finalement, ne vaut-il pas mieux en faire soi-même?

Quelques comparaisons: un plateau moyen à 15euros (ressemble souvent à ça) chez un traiteur japonais, c’est six makis ( ici ), quatre sushis ( ici )et et quatre Californian sushis ( photo ) en général. Pour le même prix en en faisant soi-même, on peut faire en moyenne une bonne quinzaine de maki (assez gros), souvent plus.

Est-ce aussi bon? Et bien cela dépend des ingrédients ( poisson cru très frais, avocats mûrs etc ) et de la main “cuisinière” ou non. (Pour ma part, je suis assez fière et j’ai un couple d’amis qui sont des maîtres ^^ ).

Et pour arranger encore les affaires du fait maison, ce n’est pas bien compliqué, c’est amusant à faire surtout entre amis, et ça permet de se régaler avant même d’avoir fini la première rangée de makis (et oui l’avocat mûr ça part vite)… Et avec les restes on peut faire des recettes sympas.

Recette makis Avocat-saumon: un conseil achetez un kit (rayon ingrédients étrangers dans vos magasins) pour avoir à la fois la recette, la natte en bambou, les premiers ingrédients (riz, sauce pour le riz, algues). Plus tard, vous aurez besoin d’acheter:

- des feuilles d’algues nori ( un paquet fait déjà plein de sushis … )

- du riz japonais à grains ronds

- du vinaigre de riz / huile de sésame

- du saumon frais demandé à votre poissonnier

- des avocats mûrs

( – et tout ce que vous désirez mettre dans vos makis ).

Ensuite… Je suis flemmarde donc juste quelques sites de recettes, qui se résument en gros à :

- tout couper en lamelle; mettre le riz cuit puis mélangé avec sa sauce qui le rend collant sur les deux tiers d’une feuille d’algue; ajouter les lamelles des trucs à manger dedans, … roulez les feuilles… collez avec de l’eau… Coupez en makis (en rondelle) … et mangez.

Recette ici, ici ou ici par exemple.

Et avec les restes de saumon, avocat, concombre, qu’on laisse mariner dans de la sauce soja, de l’huile de sésame, et de préférence du chou chinois, on se fait une belle salade pour le lendemain (ou les prochaines heures de fringale).

Votez Sushis :D

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Classé dans Recettes, Société

Anti-gaspille, un éco-geste: épisode deux la Décroissance

Après les différents moyens de revendre et acheter des objets pour leur donner une seconde vie, vient le temps du Don.

Notre société est censée avoir des bases dans le don. Dans les religions, l’aumône, et autres dons “obligatoires” par la morale, la pitié, l’entraide ou d’autres  aspects psychologiques, via la religion, les associations sociales, etc . Désormais vient le don pour la nature, le don écologique, toujours dans l’idée de ne pas gaspiller, et jeter des objets qui peuvent servir à d’autres, avoir une deuxième vie.

C’est dans cette optique que le site RECUPE : “Le site RECUPE est un site de dons, de récupération, de brocante gratuite où chacun peut proposer et donner sur internet, plutôt que jeter ce dont il veut se débarrasser. ” (Citation du site lui-même).

A partir de ce genre de système, viennent plusieurs notions, dont la consommation raisonnée et la décroissance.

Quelques définitions:

Consommation raisonnée: c’est l’alternative entre la société d’hyper-consommation actuelle et le Moyen-Âge et la sous-consommation. ( Un article intéressant ici ) La base de la consommation raisonnée est le refus du gaspillage: pas d’achat de superflu, d’inutile, ou si on craque vraiment et qu’on se lasse, leur donner une deuxième vie soit par le recyclage, soit par le don, la revente, en gros la récupération, etc; mais aussi une attention particulière pour les périssables, et les matières premières.

Quelques exemples concrets de consommation raisonnée: l’eau -> faire attention au temps passé sous la douche, à l’eau de vaisselle, aux toilettes qui fuient, c’est économiser à la fois vis à vis des entreprises qui nous en vendent, mais aussi vis à vis de la nature.  Les meubles -> au lieu de mettre vos vieux meubles à la déchetterie, les revendre, les donner, ou les customiser évite de jeter… ETC.

La consommation raisonnée est parfois (souvent?) liée à une philosophie de la décroissance: c’est l’inverse de l’idéologie économique dominante avec la théorie de la croissance qui prône le maintien et la hausse du taux de croissance économique comme technique de “survie” de la société. Dans la décroissance, l’idée d’un développement économique infini et possible est rejetée, considérée comme impossible et incohérente. Selon Wikipédia: “Les objecteurs de croissance prônent au plan individuel la démarche dite de simplicité volontaire [En gros, la consommation raisonnée] et, au plan global, une relocalisation des activités économiques afin de réduire l’empreinte écologique et les dépenses énergétiques.”

Ces deux concepts commencent à avoir un certain succès, surtout en Allemagne et aux Pays Bas qui sont les leaders “écolo” de l’Europe actuellement. Mais en France aussi, ces idées commencent à bien germer: dans le programme des Verts depuis 2004 (article ici ou ici) par exemple, ou même le Parti Pour la Décroissance ( ici ).

A vous de vous faire votre idée, et de faire des efforts ou pas, mais le principe de la consommation raisonnée n’est pas de se frustrer du tout. A tester au quotidien?

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Classé dans Ecologie, Interrogations écolo, Société

Pop-Art: art ou pub?

Ah Marylin… Icône de la sensualité… Et visage placardé en plusieurs exemplaires couleurs sur des posters dans des salons modernes et chics. Ou pas.

 

Andy Warhol (1928-1997) a été la figure de proue du lancement du Pop-art – et les oeuvre les plus connues de ce mouvement “artistique” même par des incultes comme moi sont de lui.

Sauf que voilà, à voir plus loin que des couleurs étranges sur un visage censément agréable ( le bleu schtroumpf ne lui va pas tellement au teint, à la Marylin… ) et quelques autres tableaux/posters/photos plutôt agréables qui peuvent entrer à mes yeux dans la catégorie art, se pose une autre question vis à vis du concept en lui-même et de la plupart des autres oeuvres.

Est-ce réellement de l’art ou juste une apologie de la société de consommation, et donc des pubs?

(Et là, les avis sont controversés, parce que sinon ça ne serait pas marrant d’en parler. )

Le pop-art utilise les images et matériaux de la société de consommation: les supermarchés, le plastique, la publicité, les icônes d’Hollywood, … Est-ce pour prouver qu’on peut utiliser tout cela pour faire de l’art ou pour montrer au monde la diversité potentiellement (peu) esthétique de cette modernité imposée au monde?

Avis A: l’art est une image de soi. A partir du moment où ce “soi”, qui est issu d’une société, est un reflet de cette société justement, et qu’on le rend visible, comme un miroir ou une réflexion sur soi-même et les autres, il correspond donc à de l’art. Le pop-art donne une vision arrangée, technique, maîtrisée des objets les plus significatifs de la société de consommation; il rend visible en harmonisant traits, couleurs, mais aussi significations et les images que l’on a de ces objets, des choses qu’on consomme sans y penser tous les jours. Il leur redonne des sens différents parfois, et est non pas vraiment faire de la publicité mais mettre en valeur ce qui peut être beau tous les jours. Il se positionne donc en parfait contraire de l’art classique qui tente plutôt de saisir des moments éphémères, fragiles, chargés de plus d’émotion que des objets produits à la chaîne, vendus par millions. Tout en restant le miroir de la société moderne, le pop-art donne un nouvel aspect à l’art en transférant des valeurs sur d’autres objets de pensée, avec de nouveaux concepts.

Avis B: justement, ces nouveaux concepts s’éloignent beaucoup de l’art traditionnel, et peuvent être interprétés à l’inverse: ce n’est pas de l’art. Utilisant les objets les plus représentatifs d’une société moderne de consommation que l’on récrie beaucoup depuis des années, peuvent-ils réellement être beaux, artistiques? Ne sont-ils pas plutôt soit de la publicité gratuite ( par exemple, les tableaux sur les bouteilles de Coca de Warhol) soit une critique de ce que nous sommes en train de devenir?

Représenter ce qui n’a pas d’âme personnelle mais est un symbole de ce qui rend tous les hommes les plus identiques possibles, pour effacer l’autodétermination libre, la liberté d’être différent, et pour forcer tout le monde à “rentrer dans le moule”, ce ne peut pas être de l’art, mais ressemble plus à de la publicité… Parfois même, cela ressemble étrangement à de la propagande pro-”globalisation”. Le pop-art est né dans les années 70, cela semble normal puisque c’était l’époque des grands débuts de la mondialisation et de l’américanisation du monde. A l’époque, ce pouvait être de l’art, peut-être. Mais désormais, alors que de plus en plus de gens tentent de trouver des alternatives à ce genre de monde, on ne peut plus vraiment considérer que ce soi

t de l’art. Le pop-art change, d’ailleurs: on passe de Marilyn en couleur, à des constructions en plastique. ( Dropped Cone de Claes Oldenburg, 2011). Qui, là, servent visiblement de publicité, vu le lieu où on les trouve ( ici un toit de grande galerie commerciale), les marques  de firmes visibles dans les “oeuvres” et les appels à la consommation. Apologie

de l’éphémère, du consommable et du gachis autorisé, de telles valeurs peuvent-elles être réellement considérées comme ayant un potentiel artistique réel?

La question se pose donc toujours. Art ou publicité?

Personne n’est vraiment d’accord, car les idées précédemment citées s’entremêlent, se contredisent et se renforcent.

En conclusion, le pop-art n’est pas prêt de disparaître et de faire parler de lui.

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