Anti-gaspille, un éco-geste: épisode deux la Décroissance

Après les différents moyens de revendre et acheter des objets pour leur donner une seconde vie, vient le temps du Don.

Notre société est censée avoir des bases dans le don. Dans les religions, l’aumône, et autres dons “obligatoires” par la morale, la pitié, l’entraide ou d’autres  aspects psychologiques, via la religion, les associations sociales, etc . Désormais vient le don pour la nature, le don écologique, toujours dans l’idée de ne pas gaspiller, et jeter des objets qui peuvent servir à d’autres, avoir une deuxième vie.

C’est dans cette optique que le site RECUPE : “Le site RECUPE est un site de dons, de récupération, de brocante gratuite où chacun peut proposer et donner sur internet, plutôt que jeter ce dont il veut se débarrasser. ” (Citation du site lui-même).

A partir de ce genre de système, viennent plusieurs notions, dont la consommation raisonnée et la décroissance.

Quelques définitions:

Consommation raisonnée: c’est l’alternative entre la société d’hyper-consommation actuelle et le Moyen-Âge et la sous-consommation. ( Un article intéressant ici ) La base de la consommation raisonnée est le refus du gaspillage: pas d’achat de superflu, d’inutile, ou si on craque vraiment et qu’on se lasse, leur donner une deuxième vie soit par le recyclage, soit par le don, la revente, en gros la récupération, etc; mais aussi une attention particulière pour les périssables, et les matières premières.

Quelques exemples concrets de consommation raisonnée: l’eau -> faire attention au temps passé sous la douche, à l’eau de vaisselle, aux toilettes qui fuient, c’est économiser à la fois vis à vis des entreprises qui nous en vendent, mais aussi vis à vis de la nature.  Les meubles -> au lieu de mettre vos vieux meubles à la déchetterie, les revendre, les donner, ou les customiser évite de jeter… ETC.

La consommation raisonnée est parfois (souvent?) liée à une philosophie de la décroissance: c’est l’inverse de l’idéologie économique dominante avec la théorie de la croissance qui prône le maintien et la hausse du taux de croissance économique comme technique de “survie” de la société. Dans la décroissance, l’idée d’un développement économique infini et possible est rejetée, considérée comme impossible et incohérente. Selon Wikipédia: “Les objecteurs de croissance prônent au plan individuel la démarche dite de simplicité volontaire [En gros, la consommation raisonnée] et, au plan global, une relocalisation des activités économiques afin de réduire l’empreinte écologique et les dépenses énergétiques.”

Ces deux concepts commencent à avoir un certain succès, surtout en Allemagne et aux Pays Bas qui sont les leaders “écolo” de l’Europe actuellement. Mais en France aussi, ces idées commencent à bien germer: dans le programme des Verts depuis 2004 (article ici ou ici) par exemple, ou même le Parti Pour la Décroissance ( ici ).

A vous de vous faire votre idée, et de faire des efforts ou pas, mais le principe de la consommation raisonnée n’est pas de se frustrer du tout. A tester au quotidien?

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Pop-Art: art ou pub?

Ah Marylin… Icône de la sensualité… Et visage placardé en plusieurs exemplaires couleurs sur des posters dans des salons modernes et chics. Ou pas.

 

Andy Warhol (1928-1997) a été la figure de proue du lancement du Pop-art – et les oeuvre les plus connues de ce mouvement “artistique” même par des incultes comme moi sont de lui.

Sauf que voilà, à voir plus loin que des couleurs étranges sur un visage censément agréable ( le bleu schtroumpf ne lui va pas tellement au teint, à la Marylin… ) et quelques autres tableaux/posters/photos plutôt agréables qui peuvent entrer à mes yeux dans la catégorie art, se pose une autre question vis à vis du concept en lui-même et de la plupart des autres oeuvres.

Est-ce réellement de l’art ou juste une apologie de la société de consommation, et donc des pubs?

(Et là, les avis sont controversés, parce que sinon ça ne serait pas marrant d’en parler. )

Le pop-art utilise les images et matériaux de la société de consommation: les supermarchés, le plastique, la publicité, les icônes d’Hollywood, … Est-ce pour prouver qu’on peut utiliser tout cela pour faire de l’art ou pour montrer au monde la diversité potentiellement (peu) esthétique de cette modernité imposée au monde?

Avis A: l’art est une image de soi. A partir du moment où ce “soi”, qui est issu d’une société, est un reflet de cette société justement, et qu’on le rend visible, comme un miroir ou une réflexion sur soi-même et les autres, il correspond donc à de l’art. Le pop-art donne une vision arrangée, technique, maîtrisée des objets les plus significatifs de la société de consommation; il rend visible en harmonisant traits, couleurs, mais aussi significations et les images que l’on a de ces objets, des choses qu’on consomme sans y penser tous les jours. Il leur redonne des sens différents parfois, et est non pas vraiment faire de la publicité mais mettre en valeur ce qui peut être beau tous les jours. Il se positionne donc en parfait contraire de l’art classique qui tente plutôt de saisir des moments éphémères, fragiles, chargés de plus d’émotion que des objets produits à la chaîne, vendus par millions. Tout en restant le miroir de la société moderne, le pop-art donne un nouvel aspect à l’art en transférant des valeurs sur d’autres objets de pensée, avec de nouveaux concepts.

Avis B: justement, ces nouveaux concepts s’éloignent beaucoup de l’art traditionnel, et peuvent être interprétés à l’inverse: ce n’est pas de l’art. Utilisant les objets les plus représentatifs d’une société moderne de consommation que l’on récrie beaucoup depuis des années, peuvent-ils réellement être beaux, artistiques? Ne sont-ils pas plutôt soit de la publicité gratuite ( par exemple, les tableaux sur les bouteilles de Coca de Warhol) soit une critique de ce que nous sommes en train de devenir?

Représenter ce qui n’a pas d’âme personnelle mais est un symbole de ce qui rend tous les hommes les plus identiques possibles, pour effacer l’autodétermination libre, la liberté d’être différent, et pour forcer tout le monde à “rentrer dans le moule”, ce ne peut pas être de l’art, mais ressemble plus à de la publicité… Parfois même, cela ressemble étrangement à de la propagande pro-”globalisation”. Le pop-art est né dans les années 70, cela semble normal puisque c’était l’époque des grands débuts de la mondialisation et de l’américanisation du monde. A l’époque, ce pouvait être de l’art, peut-être. Mais désormais, alors que de plus en plus de gens tentent de trouver des alternatives à ce genre de monde, on ne peut plus vraiment considérer que ce soi

t de l’art. Le pop-art change, d’ailleurs: on passe de Marilyn en couleur, à des constructions en plastique. ( Dropped Cone de Claes Oldenburg, 2011). Qui, là, servent visiblement de publicité, vu le lieu où on les trouve ( ici un toit de grande galerie commerciale), les marques  de firmes visibles dans les “oeuvres” et les appels à la consommation. Apologie

de l’éphémère, du consommable et du gachis autorisé, de telles valeurs peuvent-elles être réellement considérées comme ayant un potentiel artistique réel?

La question se pose donc toujours. Art ou publicité?

Personne n’est vraiment d’accord, car les idées précédemment citées s’entremêlent, se contredisent et se renforcent.

En conclusion, le pop-art n’est pas prêt de disparaître et de faire parler de lui.

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La Stévia, la France et moi

Alors que fleurissent les reportages sur la Stévia (  dans Global (résumé) ou Notre poison Quotidien(ici) sur Arte, mais aussi sur d’autres chaînes, dans d’autres documentaires et même sur internet ), je m’étonnais de trouver si peu de publicité sur les panneaux, dans les pub télé ou internet, et si peu de gens informés sur ce que c’est.

Mais depuis quelques jours se baladent en ville d’étranges créatures. Elles offrent des morceaux de stévia, se promènent avec des banderoles stévia, et les premières pub TV sont apparues. Ayé! La Stévia commence à apparaître en France. Fera-t-elle son trou?

Mais qu’est-ce donc exactement et pourquoi avoir mis temps de temps à devenir visible?

La Stévia, ou stevia rebaudiana (en général), est une plante d’origine sud-américaine. D’un pouvoir sucrant plusieurs centaines de fois supérieur au sucre, elle est trouvable actuellement en Europe sous forme d’édulcorant en poudre ou sucrette (fait à partir des feuilles de stévia). Elle n’est pas calorique du tout et convient à la fois aux régimes, aux diabétiques et à ceux qui évitent le sucre. Bio et sans danger pour la santé, elle est censée pouvoir faire concurrence à l’aspartame dont les effets sur la santé sont bien visibles désormais.

Où est-elle utilisée? En édulcorant de table, mais aussi dans certaines boissons light (Coca, Fanta, thé glacé, mais aussi sirop) et de nouveaux produits de régime. Elle a un petit goût réglisse qui peut être trouvé désagréable. Elle coûte assez cher pour le moment. Mais avec une meilleure ouverture au public, les prix devraient baisser si elle intéresse.

(Exemple: les 75g de Stévia en poudre édulcorante étaient à presque 9 euros au rayon sucre du supermarché, en vue à côté de l’aspartame très bas prix de la marque du supermarché… Et les 45g à 3,50 euros au rayon bio, bien caché. Allez au rayon bio et ne vous faites pas avoir. ^^ )

Pourquoi n’apparait-elle “en vue” que maintenant? Plusieurs raisons sont évoquées dans tous les reportages. La première, majeure, est… le monopole de l’aspartame sur le marché des édulcorants! Peu d’études avaient été réalisées sur la stévia avant les années 90. Mais une fois faites, et les doutes sur ses dangers sur la santé écartés (au contraire de l’aspartame dont les dangers sont de plus en plus clairement définis: cancer, action sur la vision et la digestion, …) , ainsi que les bienfaits prouvés, il n’y avait aucune raison que la stévia ne se fasse pas rapidement une place sur le marché et dans le panier des consommateurs, surtout avec la vague bio qui avançait. Pourtant cela ne fait que quelques années qu’on en entend parler, et pas très longtemps qu’il est possible d’en acheter. Les producteurs/vendeurs d’aspartame avaient poussé pour que la stévia ne soit pas autorisée. Actuellement en Europe, seul le produit fini édulcorant est autorisé à la vente et à la possession. Les feuilles pures et autres dérivés  sont illégaux et en posséder est passible d’une grosse amende. Cependant les lois évoluent devant la pression des consommateurs qui la connaissent, la réclament, mais aussi de certaines industries qui l’utilisent (même la Coca Cola Compagny!), et des écolos notamment. En avril 2010, l’autorité européenne de sécurité des aliments autorise la stévia sous certaines formes – et chaque pays décide alors s’il l’accepte ou pas. Des études sont toujours menées, et les résultats positifs influencent désormais la législation. Bientôt un accès sous toutes ses formes?

Un marketing en train de se mettre en place? Maintenant que les lois sont moins restrictives, la stévia commence à se faire une place sur les rayons. Notamment chez les bio.

L’image de la stévia est essentiellement basée sur deux aspects marketing:

1) son taux de calorie quasi nul qui plait aux gens qui cherchent du light tant pour raison de santé que pour régimes

2) désormais le credo écolo se fait son trou dans le panier du consommateur, et la stévia est un produit bio (pour le moment).

Elle plait.

Quelques petits désavantages cependant: un goût que beaucoup de gens n’aiment pas ( trop réglisse, donc à n’utiliser de préférence que dans des yaourts, des mélanges, des gâteaux, café etc et pas pur), un prix encore très élevé (et bien caché derrière d’autres produits au rayon bio pour les prix abordables) qui encourage à en rester à l’aspartame surtout en temps de crise et le fait qu’elle n’est pas encore bien installée sur le marché (bien qu’on atteigne 20% du marché de l’édulcorant français avec les produits de la stévia) car pas encore réellement connue et montrée.

Les campagnes lancées actuellement sont en train de faire évoluer ce dernier point.

Mon avis: effectivement, le goût n’est pas terrible, et c’est plutôt cher. Mais le pouvoir sucrant de ce truc est réel, et donc la boite dure longtemps. L’avantage non-calorique est totalement ce que je demande à un édulcorant; et l’aspect écologique me comble. Donc je suis pour, je conseille et je réclame.

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Classé dans Ecologie, Interrogations écolo, Un peu de bio

Phénomène de rejet

Pour rester dans l'axe du précédent article...

Je suis jeune, dans un quartier défavorisé, on m’appelle racaille sans chercher à savoir ce que j’ai, je n’ai pas le droit aux aides, je suis catalogué comme inutile, violent, et j’ai des problèmes avec la police rien qu’en me baladant dans la rue. On m’accuse de tout … et on s’étonne que je devienne ce qu’on m’oblige à devenir.”

Voilà en gros le résumé de la situation. Le phénomène de rejet a donc deux faces: 1) le rejet par la société et 2) le rejet par l’individu/le groupe concerné… Mais ces deux aspects sont si intimement liés qu’on finit par ne voir qu’un cercle vicieux.

Si on part de l’angle de vue des jeunes des cités qui seront notre exemple de base… Ils vivent dans des conditions déplorables: des quartiers bâties dans les années 70 pour être temporaires bien que très modernes pour l’époque… et qui ont stagné et se sont décrépis depuis pour donner un cadre de vie peu enviable. Ensuite, on les stigmatise parce que venant pour partie de famille d’immigrés ( mais pour la plupart elles sont françaises depuis plus longtemps que la famille de notre président …), ils sont censés être mauvais à l’école (vive les Zep), en français, et donc ne pas s’intégrer à la société. De là découle de la violence – de la drogue … Et le phénomène de rejet: ” puisqu’on me dit comme ça, je le deviens, je ne suis pas capable de mieux, je vais leur montrer que je peux être pire”, “ils me traitent mal, je les traiterai mal” et du coup “ils me traitent mal, je ne veux pas être de leur bord, dans leur société”. Viennent alors les revendications “je veux rentrer au bled” pour certains, “nique la France” pour d’autres… Et enfin ceux qui font le contraire: “Je suis de cité, et alors? Je vaux mieux qu’eux.” et qui se retrouvent en butte avec l’image des cités qu’ont les gens.

Du côté de la société, à travers les médias (encore eux!), les films, et le racisme de base, on imagine tout de suite les jeunes des cités comme dangereux. islamistes extrêmistes, ou que sais-je encore? Cela vient des phénomènes propres (soit-disant) aux cités… induites par les problèmes que notre société leur a imposé. Et pourtant cette peur induit un phénomène de rejet (“on ne veut pas de ces gens-là en France – ” ce qui ne veut rien dire dans l’absolu puisque “ces gens-là” ne peut pas être un caractère intrinsèque d’une personne), phénomène qui augmente la pression sur les cités, le manque de moyen, le manque d’information (et finalement le manque d’intérêt?) et finit par aggraver la situation des jeunes de cités.

En gros tout le monde  a peur et se déteste. Pour rien.

Et on vit tous ça au jour le jour: dans le train, le jeune black à qui on demande son passeport et non son billet de train; dans le tram, les “chiche-kebab” qui volent pour définir les jeunes d’origine maghrébine, la peur de la vieille dame quand tu te lèves… pour lui donner ta place; et finalement la montée du FN alors que des gens comme Fadela Amara se battent en faveur des cités pour qu’on comprenne que tout le monde est français.

Ce schéma se retrouve dans tous les domaines: les mosquées face aux églises, les homosexuels face aux hétérosexuels, et même les élèves face aux profs (^^)

A partir de préjugés et de situations interdépendantes, deux groupes se font peur, s’affrontent et cherchent à revendiquer ses propres caractéristiques alors que finalement on devrait tous s’accepter et voir ce qui nous rapproche et non ce qu’on pense qui nous éloigne. Intégration.

 

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Classé dans Politique, Société

Intolérance en 2011

Après un documentaire sur la Mosquée de Cologne et les polémiques qu’elle a suscité ( débats sur la différence entre l’assimilation et l’intégration, débats sur l’intégration, sur l’identité nationale, sur les religions et l’image de l’Europe), j’ai réfléchi à ce que ces débats ont comme images dans la vie quotidienne. Et à ce qui mène à voter FN en France en cette période d’élections cantonales.

Dans les médias, l’image de l’islam semble se limiter à quelques clichés qui ne sont pas faits pour aider à l’intégration ou à la compréhension. En regardant sur le bouquet de chaînes télé auxquelles j’ai accès, j’ai pu relever des informations sur les pays musulmans en révolution et le danger d’Al Quaida, le peu d’intégration des immigrés en ville et en cités, le danger des jeunes immigrés en cités et banlieue, les mauvais aspects de l’islam vis à vis des femmes… Que des images négatives qui tendent à faire penser qu’effectivement islam, musulman et immigré ne mènent qu’à la violence. Les médias sont visiblement influencés et influencent les esprits ( puisque c’est finalement leur rôle ). On s’étonne que tant de gens soient racistes, mais si la télé et les médias montraient ce genre d’images sur les chrétiens, je suis persuadée qu’on deviendrait rapidement tous athées (ou qu’il y aurait la révolution… ).

Les débats sur l’intégration ont de plus en plus lieu depuis des années, au sein du gouvernement comme à la télé ou même en milieu scolaire. Sauf que beaucoup confondent “assimilation” et “intégration” et que ces deux concepts ne se rejoignent vraiment pas en tout et ne mènent pas à une même vie en pratique.

L’assimilation: c’est une forme d’acculturation, c’est à dire que l’individu ou le groupe renonce totalement à sa culture pour adopter celle de son lieu d’adoption. Ce qui voudrait dire qu’un Turc en Allemagne devrait renoncer à parler Turc, à sa religion, à sa culture, à tout ce qui le définissait comme venant de Turquie pour n’être qu’un Allemand comme les autres. C’est ce que demandent beaucoup de non-immigrés.

L’intégration: c’est entrer dans un groupe en gardant ses caractéristiques propres, et le groupe doit accepter et respecter les différences des uns et des autres. On demande ici de la cohésion sociale dans le respect des uns et des autres. C’est ce que réclament les “exclus” qu’ils soient immigrés ou autres personnes considérées “en dehors” de la société ou  de la communauté. “Egalité” face aux différences des uns et des autres qu’on doit accepter, “fraternité” malgré ces différences ou peut-être grâce à elle, et “liberté” d’être et rester différents et ensembles.

Beaucoup de gens confondent donc ces deux termes… A commencer par nos politiques. A moins que ce ne soit fait exprès ( ce que je pense bien possible malheureusement).

Personnellement, je ne comprends pas qu’on puisse demander à des gens de renoncer à des choses qui leur sont chères sous le simple prétexte d’une image d’un pays ou tout autre lieu, ou parce que “ça dérange”. Chacun a une notion de ce qui le dérange et si je devais demander l’expulsion de mon voisin parce que son racisme me dérange …

 

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Anti-gaspille, un éco-geste

Logo des Ressourceries

Le magazine Global, de Arte, a parlé il y a quelques temps des Ressourceries.

Qu’est-ce qu’une Ressourcerie? C’est simple. Ces objets qui vous encombrent, et que vous jetez, direction l’incinération ou tout autre moyen de destruction, les Ressourceries les récupèrent et leur redonnent une nouvelle vie en les proposant à la vente – un peu comme les vide-greniers ou Emmaüs finalement. Ils ont à la fois un but écologique, dans le recyclage “basique” par la réutilisation d’objets en assez bon état ou en état de marche tout du moins, après la vente, mais aussi écologique dans le sens où à partir d’objets cassés ou impossible à utiliser tels quels, ils fabriquent de nouveaux objets stylisés et les revendent. Ces Ressourceries créent des emplois et sont aussi utiles socialement par des prix bas et parfois des petits trésors.

Parler de Ressourceries, à part se réjouir pour les choses qu’on peut y trouver à bas prix, les emplois en plus, et le désencombrement de votre armoire, c’est aussi réfléchir à l’environnement, à commencer par le fond des cartons. ( Le site officiel: ici )

Car si le réflexe de ne rien jeter c’est “spécial mamie”, il devient une idée de plus en plus présente dans la société d’aujourd’hui. Oui, dans cette même société de la surconsommation, de l’obsolescence programmée ( définition wikipédia, et surtout documentaire Prêt à jeter ) et de l’objet jetable, le concept du recyclable commence à faire son bonhomme de chemin. De nos belles poubelles bleues, jaunes, vertes, etc, au Ressourceries, en passant par le cradle-to-cradle ( définition de son créateur, en anglais ), l’envie de réutiliser ce qu’on admettait autrefois comme dépassé devient à la mode.

Est-ce une simple mode ou un phénomène de société? Est-ce l’envie de faire bien ou l’envie réelle d’aider la planète? Ou tout simplement un confort personnel, tant de l’esprit (eh oui, se dire écolo, ça a la côte ^^ ) que du porte-monnaie ( les friperies coûtent moins chères que les marques ! ).

Quoi qu’il en soit, dans les grandes villes fleurissent les lieux de revente et les mêmes concepts atteignent les sphères de la grande distribution… pas forcément en leur donnant une image positive. Par exemple, le rival “anti-gaspille” d’Ikéa a vu le jour: ici . L’anti-gaspille est contagieux?

Petit zoom sur les actions à un niveau humain: à la maison.

- vêtements en trop? trop petits? trop grands? trop “ringards”? : la solution, c’est une soirée entre copines. Elles trouveront bien deux trois choses à leur goût. Ensuite, on peut faire tourner. Ou tenter le vide-grenier.

- des livres encombrants dont on n’a pas l’utilité?: si ce sont des scolaires, on n’oublie pas les bourses aux livres des universités/lycées etc… Et pour le reste, la merveilleuse invention d’internet a permis à de nombreux rayons de circuler de par le monde. La solution “socio-écolo” c’est aussi de fournir les bibliothèques de quartier. Ou encore pour les petits veinards des grandes villes: le passe-livre

- des meubles dont vous souhaitez vous séparer? : Emmaüs, et d’autres associations peuvent vous les reprendre, et/ou un copain bricoleur s’arranger pour leur donner une seconde vie.

En y réfléchissant un peu, finalement, tout n’est pas bon pour la poubelle.

Bon, moi, je vais trier mes vêtements tiens…

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Les Pommes d’Adam – film danois

Synopsis: Avec ses rangers, son crâne rasé et sa croix celtique tatouée sur le biceps, Adam affiche clairement ses sympathies. De son côté, Ivan, visage ouvert, chaussettes dans les sandales et col blanc de rigueur, accueille Adam dans sa paroisse. Convaincu de la bonté fondamentale de l’homme, ce pasteur se voue tout entier et tout sourire à sa mission : accueillir d’anciens taulards et oeuvrer à leur réhabilitation.
Mais que peut valoir la foi d’Ivan face à la malveillance faite homme ? Bref, que peut Dieu face au diable ? Grande question, qui s’efface bientôt au profit d’une interrogation tout aussi cruciale : d’Adam ou d’Ivan, qui est le plus dérangé des deux ?

Pour une fois que je me lance dans un film intelligent ( d’ailleurs merci à celui qui me l’a proposé, il a bien eu raison ).

Film danois de la plus belle eau – c’est à dire réellement danois, dans la manière de voir, et parait-il dans la manière de filmer – il n’a rien à voir avec les films psychologiques américains dont on a l’habitude, et se rapproche plutôt à mes yeux des films français de réflexion. Mais de bonne qualité.

Le film n’est pas très vieux, mais on se retrouve dans une atmosphère “old age”.

Deux personnages principaux.

D’un côté, Adam, le néo nazi. Véritable symbole des nouvelles générations de néo-nazis qui se réveille, il m’a semblé qu’il symbolisait aussi la rébellion d’une partie de la société: après avoir goûté à la prison, lui qui fait partie d’un gang et se méfie de tout, il se retrouve à la campagne, dans un lieu qui symbolise la spiritualité et la réflexion. C’est à dire le renouveau mental et physique.

Cependant, Jésus … Pardon Ivan … Vient donner la réplique à Adam. Ivan, c’est le bon, le prophète, celui qui comprend le Destin qu’il appelle Dieu, ou le Diable. Symbolise-t-il la société qui ferme les yeux et refuse de voir les problèmes qui la gangrène? Si c’est le cas, notre divin pasteur par un miracle (miracle qui se voulait meurtrier) finit par ouvrir les yeux, enfin, et amène la conversion de son protégé…

Tout en laissant les autres personnages dans leur vie atroce, quoiqu’elle change.

Film sur la vie, Adam’s Aebler (le titre en danois) – les Pommes d’Adam – est plein de métaphores bibliques – à commencer par le livre de Job, au centre de ce qu’on peut appeler l’intrigue  et par Ivan, véritable Christ danois – et de réflexions spirituelles… Où se mêlent la politique (le terrorisme), la philosophie, les idéologies … et l’humour.

Quelques répliques et situations pétries d’humour noir resteront en mémoire assez longtemps.

Surtout n’oubliez pas de faire des tartes aux pommes.

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Classé dans Culture, Du visuel à la scène