I AMsterdam

Amsterdam…

Le nom évoque les Pays-Bas, le port et Jacques Brel, les tulipes, la marijuana légale… C’est un peu tout ça à la fois, en bien mieux, et en bien pire.

En bien, tellement de choses à noter.

Les plus importantes ne sont pas seulement que le paysage est magnifique, avec la vieille ville, ses maisons typiques si particulières (et si … penchées! On dirait que certaines vont tomber tellement elles penchent. On voit même les jointures entre deux maisons, qui confirment que ce n’est pas seulement une illusion d’optique. ), les canaux et leurs rives romantiques, et le soleil que j’ai eu la chance d’avoir.

Ce n’est pas seulement la richesse touristique de la ville: j’entends par là tous les musées, toutes les petites échoppes, les choses à voir, et les coffeeshops (il y en a des centaines! Plusieurs par rue, allant du typique petit bui-bui confortable et excentrée au grand truc commercial et touristique, en passant par les squats amusants et enfumés).

Les transports publics sont très pratiques, voire même amusant dans l’équivalent du métro, dont chaque wagon est décoré (soit paysage, soit dessins d’enfants, etc… peu de tags.). J’ai eu la malchance de tomber pendant des grands travaux partout en ville, et malgré cela ce qui est le plus frappant ce sont les vélos: ils sont carrément les rois, et ignorent allègrement la priorité piéton.

Le petit « plus » d’Amsterdam qui m’a vraiment séduite, cependant, c’est qu’outre la richesse de la ville, l’ambiance est très particulière. Si on oublie le côté touristique, c’est l’impression de liberté et d’ouverture qui touche le plus. Liberté dans le sens où ce qui est interdit ailleurs n’est pas tabou ici: le sexe, la marijuana, certes, mais surtout les gens. Ici, tu prends ton copain par la main quand tu es un garçon, pas une remarque homophobe. Les couples gays se promènent sans honte ni peur. On trouve des bars gays aux quatre coins de rue, signalés par de grands drapeaux qui flottent au vent (oui y a souvent du vent…). La couleur de peau ou la religion ne semblent pas être plus motifs à être regardé de travers; l’habillement non plus. On côtoie sans problème une lesbienne voilée aux yeux bleus et un punk avec un costume de financier… 

Le côté « libre » a son pendant malsain par contre. Le Red Light District – le quartier du sexe – est extrêmement fréquenté par des gens allant des curieux et des touristes aux macros à l’air parfois dangereux et aux créatures extrêmement bizarres qui regardent autant les prostituées que les passantes d’un air lubrique. (Pas vraiment de danger dans cette zone tout de même, c’est extrêmement surveillé.) Le pire ce n’est pas les gens qui regardent. Ce sont les filles dans leurs vitrines. Elles racolent, évidemment, très ouvertement … mais certaines sont visiblement totalement droguées, la plupart ont le regard triste, et elles ont l’air toutes de s’ennuyer. Elles sont souvent très jeunes … C’était assez glauque – et tellement heureuse d’être à ma place et pas à la leur…

« Amusant » aussi … Les dealers. Personne ne propose de shit ou de majijuana évidemment. Par contre, cachets, lsd et cocaïne… Pourtant personne ne « racole » trop ouvertement, et il ne semble pas que la faune locale soit particulièrement agressive pour une grande ville.

A part ces côtés glauques, il y a aussi des choses amusantes. Les distributeurs de hamburgers / trucs étranges au boeuf pané / frites … Les marchés aux tulipes… Les camions de hot-dogs… Les touristes en eux-mêmes…

Pour conclure, si on arrive à échapper aux aspects peu reluisants d’Amsterdam, c’est une ville magnifique, que je ne regrette pas d’avoir visitée et où je retournerai volontiers. Parfaite pour les romantiques, les fêtards, les assoiffés de découvertes … et même les flemmards. Je valide quoi 🙂

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Uncategorized

Neukölln Unlimited, film-documentaire

Neukölln Unlimited – Agostino Imondi, Dietmar Ratsch avec Hassan, Lial et Maradona Akkouch

Film-documentaire sur une famille libanaise qui tente de s’en sortir dans la banlieue berlinoise, dans le quartier de Neukölln, avec leur passion pour la musique et le hip-hop comme soutien moral et financier.

 Neukölln, quartier berlinois cosmopolite.

La famille de Hassan, Lial et Maradona y vit depuis qu’elle a quitté le Liban, il y a 15 ans. Toujours menacée d’expulsion par les autorités, elle doit prouver qu’elle peut subvenir à ses propres besoins. Alors que les aînés, Hassan et Lial, tentent de gagner assez d’argent grâce à leur talent de danseur et chanteur hip-hop, Maradona accumule les suspensions à l’école et risque bien de tout faire échouer…

Loin des clichés habituels des immigrés des quartiers difficiles, le film suit le quotidien d’une famille libanaise qui avec pugnacité parcourt les méandres de l’administration allemande pour avoir le droit de rester dans son pays d’adoption. Source

Je suis allée voir ce film pour plusieurs raisons, la première étant que ma prof d’histoire culturelle nous a menacé des pires choses si on allait pas voir au moins un des films du Festival Augenblick  et les autres (plus importantes) étaient que Neukölln Unlimited parle de la vie de tous les jours et des efforts qu’on sait parfois faire pour battre le destin et s’en sortir, qu’il parle de musique et de danse, qu’il est en allemand, il a de bonnes critiques, et il était à 4,5 euros un dimanche à 20h après le boulot.

(Festival Augenblick : festival du film en langue allemande en Alsace, avec des films d’allemands en allemand, ou d’allemands exilés ailleurs (USA) passés en allemand ou en anglais sous-titré)

Critique du film: Je n’ai pas vraiment de critique négative à faire concernant ce film, si ce n’est que parfois les jeux d’acteurs ne sont pas très naturel… Et je n’en ai compris la raison qu’après le film: les acteurs ne sont pas des acteurs mais réellement une famille de la vie réelle, et l’histoire qu’on raconte est réellement la leur. Passer des mois devant la caméra n’a pas dû être très facile, et franchement chapeau pour tous les moments où les « acteurs » ont été plus que naturels.

Dans les critiques positives… Tout le reste.

J’avais peur de me retrouver dans les clichés habituels qu’on a, en France comme en Allemagne, au sujet des cités: racailles qui ne veulent qu’agresser les gens, surtout quand on m’a décrit Maradona comme un garçon contre l’école, qui « gâche » tous les efforts de son frère et sa soeur… La photo présentée (ci dessus) pour l’affiche du film n’engage pas forcément à plus d’indulgence envers le film, et je m’attendais vraiment à un peu de racisme ou de pitié… Mais pas du tout.

On se retrouve plongé dans le quotidien d’une famille d’origine libanaise, et comme le dit Hassan, protagoniste principal, les « autres » ne peuvent pas se douter de ce qu’il vit car même si pour lui c’est une vie normale, il a compris que pour les autres ça sort de l’ordinaire. (D’ailleurs, Hassan Akkouch est actuellement en train de rédiger un roman, roman autobiographique?) Le film n’est pas fait pour inspirer la pitié mais on s’identifie rapidement aux protagonistes et on se laisse emporter dans l’histoire… et dans les méandres de la politique/administration allemande.

La musique est bonne – et jouée réellement par Hassan, Lial et Maradona!- les performances dansées sont impressionnantes, et la morale de l’histoire est prenante: il ne faut pas abandonner, et il faut se battre pour son but… En plus de la morale sociale: pourquoi nos politiques n’aiment pas les familles allemandes/françaises sous prétexte qu’ils sont parfois « étrangers » et expulsent des gens n’ayant jamais appris la langue/la culture des pays dans lesquels on les « renvoie » alors que leur pays et leur foyer sont en Allemagne/France/ »sélectionnez le pays que vous souhaitez »?

Ce film fait donc réfléchir sans s’apitoyer, et même si je sais que pour la famille Akkouch tout n’est pas réglé, cela donne un peu d’espoir de faire bouger les choses.

Ce film a reçu plusieurs prix :

Ours de cristal, section Generation 14+
60ème Festival International du Film de Berlin 2011
Bester Dokumentarfilm
Chicago International Children’s Film
Festival 2010
Une dédicace spéciale pour le mec qui, pendant les questions à Hassan Akkouch et Dietmar Ratsch a demandé pourquoi ils descendaient ainsi les politiques qui sont là « pour vous aider », « pour préserver l’intégrité culturelle de nos pays », à qui Hassan Akkouch a réussi à répondre avec humour et sans s’énerver: ce film est fait pour ouvrir les yeux aux gens qui pensent comme toi, et on espère que la plupart seront moins bouchés.
Conclusion: si vous pouvez voir ce film…

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Du visuel à la scène, Politique, Questions politiques, Société

Gaypride – raison d’être

Définition et but:  La Gaypride, ou Marche des Fiertés, ou encore Marche des visibilités, est une manifestation qui se tient en juin généralement, pour prôner la liberté et l’égalité pour tous, quelle que soit son orientation sexuelle. Elle a lieu pour prouver que pour vivre heureux il ne faut pas vivre caché mais revendiquer sa liberté au niveau sexualité et faire avancer les esprits.  La Marche est ouverte aux gays, aux lesbiennes, aux bissexuels, aux transsexuels (LGBT) mais aussi aux hétérosexuels « friendly » et revendiquant la liberté sexuelle, l’égalité des droits entre les hétérosexuels et les autres communautés.

Symbole: le Rainbow Flag: symbole de paix, harmonie, et surtout diversité, a été créé par un artiste graphiste et militant ( Gilbert Baker) en 1978. Il semble que ce soit en mémoire d’ Over the rainbow , une chanson du Magicien D’Oz chantée par par l’actrice Judy Garland,  icône gay enterrée avant les émeutes de Stonewall. On pense aussi que la diversité des couleurs, outre l’explication officielle, symbolise la diversité sexuelle dans le monde ( lesbiennes, gays, bi, trans, hijras indiennes,  femminielli, muxhe, etc). La signification officielle:

Rouge: la vie

Orange: la santé/guérison

Jaune: le soleil

Vert: la nature

Bleu: Harmonie

Violet: esprit de communauté.

(turquoise (disparu): l’art; et rose (disparu): le sexe)

Historique : La Gaypride a été créée en mémoire d’une manifestation en 1969: la police était descendue dans un bar gay (Stonewall Inn) à New York et un groupe gays et lesbiennes avaient résistés. Un an plus tard avait lieu la première Marche: à l’instigation de Brenda Howard ( « Mère de la Fierté ») s’organisa la « Christopher Street Liberation Day March » ( 1970 ). Après ces premières marches à New York, Los Angeles, etc, le mouvement s’est étendu à d’autres pays, notamment en Europe, mais aussi dans d’autres pays dans le monde entier ( par exemple à Taiwan, Israel, Russie, Corée du Sud, Turquie, Thailande, et Afrique du Sud) malgré des difficultés dans certains pays  (où la pénalisation de l’homosexualité est toujours en vigueur, ou où les tabous sont fortement inscrits dans la société).

En France, la première marche a lieu en 1971… quand des associations s’invitent à des défilés des syndicats du 1er mai. Ils sont rejetés, et la première marche réellement faite pour elle-même en 1981 … avec le soutien de Mitterrand qui promet la dépénalisation de l’homosexualité (et fait passer la loi l’année suivante!).  Les années 80 sont peu frénétiques mais le « renouveau » vient dans les années 90 et l’élan se poursuit, avec de plus en plus d’affluence et de revendications pour continuer les progrès déjà obtenus et la lutte contre l’homophobie. Le nom « Marche des fiertés » n’est pas une traduction de Gaypride, mais une revendication française englobant tout le monde: gays, lesbiennes, bi, trans, travesti, friendly, parents, associations, etc – depuis 2001 cela a remplacé le nom « Gaypride » pour cause de Royalties à payer à une organisation américaine, à la base organisatrice des marches.

Déviances (en France en tout cas) : J’ai remarqué plusieurs choses qui m’ont assez choquée lors des dernières gayprides, et j’ai eu les mêmes échos chez des amis dans d’autres villes. Tout d’abord la présence grandissante … des organisations politiques. Dans un sens, c’est normal, puisque certains partis se battent pour des avancées politiques pour les LGBT : droit à l’adoption, droit au mariage, etc. Mais ce qui est assez étrange, c’est de voir que la plupart de ces militants là, outre le fait qu’ils soient souvent hétéros et peu « friendly », ne cherchent qu’à recruter pour leur parti ( distribution de tracts, tentatives orales, etc ) et pas vraiment à saisir l’esprit de la Marche. J’estime que c’est une marche universelle qu’on n’a pas à tenter d’enfermer dans des shémas politiques. Ensuite la présence augmentée de jeunes (souvent mineurs: lycées, voir plus jeunes) qui viennent uniquement pour l’ambiance festive… et boire de l’alcool. Ils finissent par se bécoter, complètement saoûls, à vomir partout, hurler des insanités. Cela donne une mauvaise image de la Marche et des LBGT – une « spectatrice » a même dit que « vous êtes tous comme ça, vous étonnez pas qu’on veuille pas de vous ici »! Ensuite, cela devient un carnaval où des gens en cuir, fesses à l’air, ou des « grandes folles » exagérées, rajoutent un air « anormal », « festivalier », « exagéré », « peu crédible », « repoussant » (ce sont des citations de spectateurs de la Gaypride de Strasbourg ) à une Marche des Fiertés qui n’a pas pour but d’être une foire mais une marche pour la visibilité pas le show!

Avis personnel : Je pense que la Gaypride a un rôle majeur dans la visibilité des minorités sexuelles et qu’elle doit continuer à avoir lieu pour ouvrir un peu les esprits, mais qu’il faudrait tenter d’éviter les « déviances » qui « salissent » l’image qu’on aimerait présenter (c’est la marche des fiertés pas la marche des clowns) – et qu’il faut garder une bonne ambiance. Mais les actions principales se font le reste de l’année grâce aux associations (Le Refuge, par exemple) et la Gaypride sert aussi à rappeler que des gens oeuvrent pour l’égalité tout au long de l’année.

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Politique, Société

Racisme : ils ne s’en rendent pas compte?!

Irena SendlerRécemment décédée à 98 ans, elle s’appelait IRENA (12 mai 2008)Elle demanda pendant la 2ème guerre mondiale à aller travailler dans le Ghetto de Varsovie, comme plombier, serrurier.Elle avait une motivation bien particulière. Elle connaissait les plans d’extermination des nazis envers les juifs, elle était allemande.Irena a  caché des enfants dans le fond de sa boite à outils qu’elle transportait à l’arrière de son véhicule ainsi qu’un grand sac (pour les enfants plus grands)Elle avait aussi un chien à l’arrière qu’elle a entrainé à aboyer quand les soldats allemands la contrôlait à l’entrée et à la sortie du ghetto.Les soldats ne pouvaient rien contre le chien qui couvrit en fait le bruit que pouvait faire les enfants.Elle sauva 2500 enfants en les cachant ainsi; Elle fut arrêtée et les nazis lui brisèrent les jambes, les bras et la torturèrent très  sévèrement. Irena garda tous les noms des enfants qu’elle avait fait partir du Ghetto et les garda dans une jarre en verre enterrée derrière un arbre au fond de son jardin derrière sa maison. Après la guerre, elle essaya de localiser tous les parents qui avaient pu survivre et tenta de réunir les familles. Mais la plupart avaient été gazés . Les enfants qui avaient été sauvés ont été placés dans des familles d’accueil ou ont été adoptés.L’année dernière elle a été proposée pour le prix Nobel de la Paix, mais n’a pas été retenue.C’est AlGore qui fut primé, pour son film sur le réchauffement de la planète.En sa mémoire 63 ans plus tardJe participe aussi, très modestement en faisant suivre ce message. Jespère que vous ferez de même.Cela fait maintenant plus de 60 ans que la seconde guerre mondiale est finie!Cet Email a été créé pour faire une chaine en mémoire des 20 millions de Russes, des 10 millions de chrétiens et autres, des  6 millions de juifs et des 1900 prêtres catholiques qui ont été massacrés, assassinés, brûlés et humiliés.Maintenant, plus que jamais, avec l’Islam, Ben Laden, l’Irak, l’Iran et la Lybie. Il faut être sûr que le monde n’oubliera JAMAIS, parce qu’il y aura toujours d’autres qui voudront recommencer !Nous espérons que cet EMAIL sera lu par plus de 40 millions de personnes dans le monde entier! Rejoignez-nous pour le transmettre autour du monde en le faisant suivre à tous ceux que vous connaissezNe le détruisez pas! cela vous prendra une minute pour le faire suivre

Voilà ce que j’ai reçu ce matin.

Je ne sais pas si cette femme a existé, et si c’est le cas, je ne dis pas qu’elle n’a rien fait, ni qu’elle n’est pas une des héroïnes qu’on devrait célébrer par un Noble. Non, moi ce qui m’a choqué c’est que cette « chaîne » me vient d’une fille que je ne pensais pas raciste … et qu’elle contient un appel au racisme que j’ai trouvé choquant.

Associer « islam » à « nazi », « torture », « massacres », « humiliation »… ; stigmatiser les lybiens, les iraniens, les iraquiens, tous les gens du Moyen-orient qui sont quand même actuellement en train de se battre pour être libres; donner une image atroce des musulmans… voilà qui est digne des médias américains ou de l’extrême-droite, pas d’une fille « ordinaire » qui se revendique non-raciste!

J’en ai assez des incitations à la violence, à l’anti-islam, et de ces petites phrases qu’on entend tous les jours, prononcés/écrits par des « non racistes » qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez! J’aimerai bien qu’on ouvre les yeux avant de transmettre ce genre de chaîne – si seulement le début seulement était transmis ce serait un grand progrès!

6 Commentaires

Classé dans Politique, Questions politiques, Société

La fin du collège unique?

Le collègue unique : Un idéal français

Le collège unique a été mis en place en 1975. Son but est d’accueillir dans un même type d’établissement tous les élèves de la 6e à la 3e et de leur offrir un enseignement identique afin d’élargir et de démocratiser l’accès à l’éducation.
Cependant, la difficile gestion de l’hétérogénéité des élèves, le bilan contrasté de la démocratisation, l’insuffisante définition des objectifs du collège unique alimentent le débat. (source)

En effet, comment concilier, des profils d’élèves différents dans une même éducation? Les enfants qui ne sont pas adaptés au système scolaire proposés et qui ont envie de voir autre chose, sont obligés de se fondre dans le moule… Ou sont en échec scolaire et s’auto-déterminent comme « nuls » sous le regard peu compatissant de beaucoup de professeurs.

En même temps, ne pas donner la même éducation à tous et décider plus jeune de l’orientation scolaire, n’est-ce pas effectivement aussi obliger les élèves à se faire à un cadre qui ne leur convient pas forcément, et dont ils ne pourront plus changer?

En Europe: d’autres systèmes

Systèmes germaniques ( systèmes orientés )

Chez nos voisins allemands, l’orientation s’effectue très vite: après l’école élémentaire (Grunschule), les élèves ont le choix entre un collège général ( Hauptschule ) ou plus professionnel ( Realschule ) jusqu’à 14 ans avant de tenter des diplômes ou des écoles, des apprentissages voire plus tard l’université. Le choix peut aussi se porter sur le Gymnasium (collège – lycée général) où ils passeront deux diplôme (le certificat puis l’Abitur qui est l’équivalent de notre bac général) avant d’intégrer les universités.

  • Hauptschule (Fin de scolarité vers 14-45 ans, niveau 3e Française) – Il se termine par le Hauptschulabschluss. Les Hauptschules sont pour les élèves qui ont un niveau académique moins fort. Ceux qui en sortent font un apprentissage ( Lehre) principalement sur des travaux manuels souvent accompagnés avec des études à mi-temps enBerufsschule.
  • Realschule (Fin de scolarité vers14-15 ans, niveau 3e Française) – Il se termine avec le Realschulabschuss. Les Realschules sont pour les élèves qui feront un apprentissage en commerce ou pour des études similaires à celles d’infirmière. L’accent est plus sur les mathématiques et les langues que sur des aspects manuels.
  • Gymnasium (Fin de scolarité vers 19 ans, niveau Terminale française) – Prépare les étudiants aux études supérieures et se termine avec l’ Abitur (un pré requis pour rentrer à l’université) C’est la filière la plus demandée, avec beaucoup de devoirs, les heures effectuées tournent entre 32 et 40 heures par semaine. (source )

Leur système semble bien marcher malgré les critiques françaises sur la démocratisation de l’éducation, et des propositions de réformes de certains partis. A noter que programmes et examens dépendent du Land et non de l’Etat Fédéral. Les disparités peuvent jouer dans l’obtention d’un travail, dans la réussite, et selon la classe sociale apparemment ( une critique commune à la France et l’Allemagne: les populations issues de l’immigration semblent avoir moins accès aux « bonnes » formations à cause des lacunes dans la langue du pays).

Europe du nord

La Finlande est apparemment le modèle parfait de l’éducation qui fonctionne. Certain le comparent à un « paradis éducatif » où l’enfant, l’élève est une « personne à part entière » dont on s’occupe personnellement. Etant française, je trouve ça magique car bien qu’idéal, j’ai du mal à comprendre comment un professeur peut s’occuper individuellement de chacun des élèves qu’il suit.

Il y a l’autodiscipline inculquée aux enfants très jeunes qui peut jouer ( et le téléphone portable dès 6 ans qui permet de garder une trace?). Le système d’éducation parental semble assez « relax » mais fonctionner (je suis contre la politique de l’enfant roi, je veux la recette xD) , de plus la politesse scandinave est différente d’en France ( par exemple, pas de vouvoiement en danois à part pour les très vieux ou les nobles ; pas besoin de l’autorisation de sortir de table pour les enfants, etc. ). Un cursus sur mesure avec choix des cours, coopération entre établissement, profil scolaire, etc sans hiérarchie ( professeur appelé par son prénom, tutoyé donc, etc ) mais un respect l’un de l’autre… Pas de redoublement, que des encouragements,  et les premières critiques dans la vie peuvent être dures à supporter du coup (ah, un point noir!). Plein de trucs gratuits et agréables (transports, cantine gratuits, livres prêtés par l’école, écoles bien amménagées… Le ministère de l’éducation est riche là-bas <3) . Peu d’immigration contribue-t-elle à une idéologie « unifiée » aussi? peut-être?

(source)

De nombreux modèles à prendre en compte et… Une alternative proposée en France par le gouvernement?

– création de classes « sas » pour s’orienter du collège « général » à des formations professionnalisantes

– changement du « rythme scolaire » : exemple de l’Allemagne qui enseigne la théorie le matin, la pratique / sport / musique l’après-midi (exemple « exagéré ») ?

-revoir les programmes et le nombre d’enseignements et d’équipes pédagogiques…

Je ne sais pas pour vous, mais moi j’ai plus peur qu’autre chose devant les projets vagues et inquiétants qui sont présentés à demi-mots.

Poster un commentaire

Classé dans Politique, Société

Théâtre: Bintou

Bintou de Koffi Kwahulé

Metteur en scène : Laëtitia Guédon
Auteur : Koffi Kwahulé
Acteur : Annabelle Lengronne (Bintou) , Aliou Cissé (oncle Drissa) , Mata Gabin (tante Rokia) , Olivier Desautel (Kelkhal) , Yohan Pisiou (Blackout) , Dilène Valmar (la mère de Bintou) , Marie-Jeanne Owono (Moussoba) , Alexandre Jazédé (Manu)

« A 13 ans, Bintou affiche une haine farouche pour toute forme d’autorité. Fille d’une banlieue violente et métissée, elle rêve d’une carrière de danseuse du ventre et dirige une bande de garçons décidés à tout pour lui plaire. En l’absence de son père qui se terre dans sa chambre depuis qu’il a perdu son emploi, c’est l’oncle qui voudrait lui imposer sa loi… Mais Bintou n’est pas prête à se soumettre. Il faudra donc faire appel au couteau ancestral pour meurtrir les chairs et enchaîner les âmes.« 

Article ici

(Et ici un résumé plus poussé )

« Je m’appelle Bintou. Mes mecs m’appellent Samiagamal. J’ai treize ans. Je sais que je ne verrai jamais éclore mes dix-huit ans, mais ça me fait rien. »

Bintou c’est l’adolescence meurtrie, qui flirte avec le feu. Le feu de l’amour, le feu du délire, le feu du sexe, le feu du sang, et le feu de la mort. C’est l’adolescence rebelle qui décide de détruire pour reprendre le contrôle sur sa vie. Chef de gang, femme fatale, enfant violée, fille de cité et trahie par les siens, Bintou est chaque jeune femme et son propre drame. Elle est aussi chaque homme qui souffre, chaque homme qui laisse le mal s’emparer de sa vie et le faire souffrir.

Chaque mot prononcé dans la pièce de théâtre trouve des échos en nous. Chaque vie qui lui est assujettie révèle au fur et à mesure sa part de douleur et de violence, son histoire et ses espoirs, ses cauchemars et ses délires. Ils sont tous les produits de la société, de ses contradictions, de ses manques et de ses perversions. Aucun ne sera sauvé, comme dans la vie réelle, car finalement chacun est aussi coupable que victime.

Il y a la famille. Le père, au chômage, qui abandonne sa famille pour s’enfoncer dans sa honte. La mère qui ne contrôle rien, et finit par céder à la tradition et l’abandon. L’oncle, chef de famille qui ne résiste pas à ses pires pulsions pour en accuser le diable et sa nièce. La tante qui veut refermer le carcan des traditions sur celle qui veut s’enfuir. Et la sorcière, la guérisseuse, qui exorcise les démons par la lame de l’excision.

Il y a le gang. Les hommes que Bintou s’est choisi pour famille, le rebelle meurtrier, le délirant camé, le poète perverti, le fou incestueux… Chacun représente une partie de ce que peut être le pire en nous, en ce que la société arrive à faire comme déchet. Et pourtant chacun garde un peu d’âme d’enfant qui demande à être protégé, et c’est l’amour qu’ils cherchent dans les paroles de Bintou.

Car elle a beau se rebeller, attaquer, mordre, salir, casser, elle chante l’amour, la vie, tout ce qu’on lui refuse, ce qui renforce sensiblement l’impuissance que l’on ressent face à ces vies détruites que personne ne cherche à sauver.

Bintou, c’est aussi une pièce de contradiction et d’affrontements.

Famille traditionnelle contre enfant-produit d’une autre société. Obéissance, mariage, silence, respect qui se perdent dans l’inceste, la violence, la fuite et la déclaration d’amour violente.

Gang contre gang. Comment entre-t-on dans un gang? Peut-on en sortir? Pourquoi se fondre dans cette masse dangereuse?

Enfant contre femme. Dans un même corps, un même esprit. Comportement contre comportement. Clairvoyance d’une enfant grandie trop vite, et recherche de limites.

Vie contre mort. Et la mort gagne.

Bintou c’est une histoire de la réalité, de la société, des douleurs et des espoirs. On en ressort touché, au coeur, au ventre.

Magnifique mise en scène, avec un texte poignant, des acteurs qui vivent leur rôle au point d’en pleurer réellement. Bintou c’est un cri qui mérite d’être entendu car nous sommes tous des Bintou potentiels et qu’on en croise tous les jours dans la rue, dans les magasins, dans le tram. Bintou c’est un appel pour qu’on ne ferme pas les yeux et qu’on réfléchisse.

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Du visuel à la scène, Politique, Société

Sushis: qualité maison ou à emporter?

Ah les sushis… Soit détestés ( « beuh du poisson cru » ) soit encensés ( « Miam, j’en reprendrais bien deux ou trois… kilos » ) si on grossit le trait, ces petits délices japonais font parler d’eux, surtout dans les générations étudiantes et dans les grandes villes.

Malheureusement, les sushis ont un coût. Et un coût certain. Alors finalement, ne vaut-il pas mieux en faire soi-même?

Quelques comparaisons: un plateau moyen à 15euros (ressemble souvent à ça) chez un traiteur japonais, c’est six makis ( ici ), quatre sushis ( ici )et et quatre Californian sushis ( photo ) en général. Pour le même prix en en faisant soi-même, on peut faire en moyenne une bonne quinzaine de maki (assez gros), souvent plus.

Est-ce aussi bon? Et bien cela dépend des ingrédients ( poisson cru très frais, avocats mûrs etc ) et de la main « cuisinière » ou non. (Pour ma part, je suis assez fière et j’ai un couple d’amis qui sont des maîtres ^^ ).

Et pour arranger encore les affaires du fait maison, ce n’est pas bien compliqué, c’est amusant à faire surtout entre amis, et ça permet de se régaler avant même d’avoir fini la première rangée de makis (et oui l’avocat mûr ça part vite)… Et avec les restes on peut faire des recettes sympas.

Recette makis Avocat-saumon: un conseil achetez un kit (rayon ingrédients étrangers dans vos magasins) pour avoir à la fois la recette, la natte en bambou, les premiers ingrédients (riz, sauce pour le riz, algues). Plus tard, vous aurez besoin d’acheter:

– des feuilles d’algues nori ( un paquet fait déjà plein de sushis … )

– du riz japonais à grains ronds

– du vinaigre de riz / huile de sésame

– du saumon frais demandé à votre poissonnier

– des avocats mûrs

( – et tout ce que vous désirez mettre dans vos makis ).

Ensuite… Je suis flemmarde donc juste quelques sites de recettes, qui se résument en gros à :

– tout couper en lamelle; mettre le riz cuit puis mélangé avec sa sauce qui le rend collant sur les deux tiers d’une feuille d’algue; ajouter les lamelles des trucs à manger dedans, … roulez les feuilles… collez avec de l’eau… Coupez en makis (en rondelle) … et mangez.

Recette ici, ici ou ici par exemple.

Et avec les restes de saumon, avocat, concombre, qu’on laisse mariner dans de la sauce soja, de l’huile de sésame, et de préférence du chou chinois, on se fait une belle salade pour le lendemain (ou les prochaines heures de fringale).

Votez Sushis 😀

Poster un commentaire

Classé dans Recettes, Société